Le coût des travaux d’aménagement du tronçon urbain de la route nationale n°27 -Bamako-Koulikoro s’élève à plus de 29 milliards 146 millions de francs CFA, pour un délai d’exécution de 36 mois, soit 3 ans. L’annonce a été faite ce jeudi 18 avril 2024, à la Mairie de la Commune I du district de Bamako, par le Coordinateur du Projet, Youssouf TOURÉ, lors d’une vaste campagne d’information, de communication et de sensibilisation à la sécurité routière des riverains dudit tronçon, à l’initiative de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER).

L’évènement était placé sous la houlette du directeur général de l’ANASER, Ousmane MAIGA. Il avait à ses côtés, le maire Oumar TOGO ; la représentante de la Commission des travaux publics du Conseil national de Transition, Honorable COULIBALY Dina DOLO ; du Coordinateur dudit projet, Youssouf TOURE. On y notait également la présence des chefs de quartiers de la Commune I, des représentants de la CAFO et de la jeunesse ; des Imams ; des Hommes de média ; etc.
Dans ses explications, le coordinateur du projet, Youssouf TOURE, a révélé que ce tronçon qui commence au niveau du rond-point du Grand-hôtel de Bamako, sera construit deux voies aller et deux voies retour jusqu’au niveau du arrondissement de police. Selon lui, c’est à partir du 3ème arrondissement qu’il y aura trois voies aller et retour jusqu’à Koulikoro.
Il a ajouté que le délai d’exécution de ces travaux d’aménagements est fixé pour 36 mois, soit 3 ans pour un montant de plus de 29 milliards 146 millions de francs CFA, financés par le gouvernement du Mali avec l’appui de la Banque Ouest africaine de développement.
Pour sa part, le DG de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) : quand on fait un tel projet à l’urbain, forcément il y a une dimension d’insécurité routière. Il soutient que les travaux d’aménagement de ce tronçon continuent ; mais la circulation ne va pas s’arrêter.
Donc, selon lui, il faut trouver un compromis entre le développement de l’infrastructure et l’amélioration de la sécurité routière. C’est dans cette dynamique que, selon le DG de l’ANASER, des conventions ont été signées avec la Direction générale des routes (DGR), pour faire en sorte que les sentiments que les gens ont de l’infrastructure routière. Parce que, selon lui, chaque fois qu’il y a une construction routière, il y a beaucoup d’accidents comme si on construisait les routes pour tuer. A cet effet, Ousmane MAIGA a fait savoir que les autorités du pays avaient demandé à ce que chaque infrastructure, il faut forcément un volet de sécurité routière.
Tout d’abord, selon le DG, ce volet sécurité routière se fera avec l’explication du projet à la population. Il a expliqué qu’une vaste campagne d’information se fera en faveur des usagers de la route avant les travaux, pendant les travaux et après les travaux d’aménagement de ce tronçon.
Le DG de l’ANASER a fait savoir que des messages d’information et de sensibilisation seraient diffusés sur des chaines de télévisions nationales pour informer les usagers de la route.
Dans son discours, le maire Oumar TOGO a signalé que le tronçon de route dont il est question, et qui relie la ville de Koulikoro et Bamako, reçoit plus de 4000 véhicules par jour.
A cause de l’étroitesse de la voie, a-t-il expliqué, la mairie relève, au quotidien, des cas d’accidents parfois graves et avec mort d’Hommes.
Selon l’élu communal, l’aménagement de ce tronçon qui traverse la Commune I du district de Bamako serait une satisfaction pour la population. Il s’est réjoui que ce Projet aille, sans doute, contribuer à améliorer la mobilité urbaine dans le district de Bamako par la fluidité de la circulation, la réduction du temps de parcours et le désengorgement de la circulation.
Le maire Oumar TOGO a également salué le gouvernement de la Transition pour avoir initié ce projet d’aménagement du tronçon urbain national de la route n°27-Bamako-Koulikoro-Bamako.
Concernant la commune I, le maire a rassuré que toutes les dispositions seraient prises pour accompagner jusqu’au terme de ce projet qui dispose de toutes les communautés requises.

Par SABA BALLO

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