Suite à l’effondrement d’un immeuble à l’ACI 2000, le vendredi 30 juin 2023, le Regroupement pour la défense des consommateurs du Mali (REDECOMA) a réagi dans un communiqué rendu public le lundi 10 juillet. Face à la récurrence de l’effondrement des bâtiments dans le district de Bamako, l’organisation de défenses des consommateurs a exigé aux acteurs des secteurs une saine et stricte application de la réglementation et un respect des normes en matière de construction.

Préoccupé par ces écroulements incessantes de bâtiments qui, à chaque cas, enregistre son lot de dégâts matériels, de blessés et souvent même des pertes en vie humaine, le REDECOMA, sous la plume de son président, Badou SAMOUNOU, dénonce des pratiques frauduleuses dans le domaine des BTP, qui fragilisent la résistance et la durabilité des infrastructures et mettent en danger la vie de paisibles citoyens consommateurs.
Les conclusions qui reviennent après chaque enquête sont les suivantes :
Non-respect des normes de construction ; mauvaise qualité des matériaux (fer à béton, ciment etc.). Des pratiques frauduleuses dans le domaine des BTP qui fragilisent la résistance et la durabilité des infrastructures et mettent en danger la vie de paisibles citoyens consommateurs.
Devant la persistance du phénomène, le REDECOMA interpelle les Autorités à plus de rigueur dans l’application des textes et règlements qui encadrent le domaine.
Le REDECOMA exige de tous les acteurs, services techniques de suivi et de répression, ordres professionnels et chambres de métiers, industriels, producteurs de matériaux de construction, fournisseurs, commerçants et vendeurs, une saine et stricte application de la réglementation et un respect des normes en matière de construction.
Le REDECOMA invite les autorités à diligenter des enquêtes pour chaque cas qui interviendra, pour situer les responsabilités et prendre des sanctions à la dimension des fautes commises.
En tout état de cause, le REDECOMA, dans le souci de garantir et de protéger les populations contre ce fléau, se réserve le droit selon le principe de la subsidiarité de saisir la justice à chaque fois que de telles situations se reproduiraient.

PAR AMINA SISSOKO

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