Présidant la rencontre des organisations professionnelles et les faîtières du secteur privé, le mercredi 31 janvier 2024, au Centre international des conférences de Bamako (CICB), le Chef du gouvernement, le Dr Choguel Kokalla MAIGA, s’est prononcé sur la décision de dissolution de l’Accord d’Alger. Il a affirmé que cette décision était la conséquence du Comportement de la République sœur d’Algérie, chef de file de la médiation internationale.

Neuf ans après sa signature, l’accord d’Alger a été dissolu par les autorités de la transition, le 25 janvier 2024.
Abordant la décision, le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA a soutenu que le gouvernement du Mali, après un long et lourd investissement politique et financier et après une longue patience qui a duré près de 9 ans, l’accord a été clôturé en deçà des attentes. Selon lui, cette décision du gouvernement du Mali, sous la haute conduite du Président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA, est une décision responsable, hautement patriotique et historique.
Le Chef du gouvernement a fait savoir que la dissolution de l’accord d’Alger découlait de plusieurs constats ; d’abord celui de la mauvaise fois manifeste des mouvements signataires de l’accord.
En effet, le Chef du gouvernement a témoigné que des mouvements signataires de l’accord s’était négativement illettrés à travers des actes de provocation et de belligérance comme cela a été constaté pendant tout le processus de retrait de la MINUSMA des emprises que les forces des Nations unies occupaient dans le nord de notre Pays.
C’est dans cette dynamique que le PM a salué la bravoure de nos FAMa d’avoir réoccupé les emprises de la MINUSMA. Il s’est réjoui du fait que l’occupation des emprises laissées par la MINUSMA ait revenu de droit aux forces armées maliennes, conformément à la résolution 2690 du Conseil de Sécurité.
Le Dr Choguel Kokalla MAIGA a soutenu que la décision du gouvernement Mali par rapport à la fin de l’accord était aussi la conséquence logique du comportement de la République sœur d’Algérie, Chef de file de la Médiation internationale qui avait sapé sa crédibilité et son notoriété de médiateur impartial dans la gestion d’une série d’actes.
Pour preuve, selon le Premier ministre, il s’agit de l’accueil sans concertation ou notification préalable, au Sommet de l’Etat algérien, des citoyens maliens subversifs et des citoyens maliens poursuivis par la justice de notre pays pour ‘’acte de terrorisme’’.
En somme, le chef du gouvernement a dénoncé l’existence sur le territoire algérien des bureaux assurant la représentation de certains groupes signataires du défunt accord devenus des terroristes.
Dr Choguel Kokalla MAIGA a affirmé que des gens avaient accepté de travailler avec les mouvements terroristes pour tuer des centaines d’innocents lors de l’attaque du Bateau Tombouctou.
« Nous avons les preuves et c’était des combinaisons avec les forces spéciales étrangères », a conclu le Chef du gouvernement.

Par SABA BALLO

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