Le Cercle de Réflexion et de Solidarité des Anciens et Sympathisants de l’A.E.E.M (C.R.S-AS/AEEM) rejette la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), prononcée par le dernier conseil des ministres. Réagissant à cette décision de l’Etat, le Dr Modibo SOUMARE, président du C.R.S-AS/AEEM, a affirmé que ’’ce sujet est si grave que la solution ne saurait se trouver dans une mesure administrative mal indiquée qui n’aura malheureusement pas pris toute la mesure et qui n’aura pas scruté tous les contours’’.

C’était à la faveur d’un atelier d’échanges et de propositions de solutions des anciens de l’AEEM face à la crise actuelle en milieu scolaire à l’Hôtel les Colonnes, à l’ACI 2000.

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des activités commémoratives de la semaine des martyrs qui se déroule chaque année du 17 au 26 Mars en hommage aux victimes de Mars 91.

Elle avait pour objectif de faire des propositions pertinentes afin de trouver des solutions définitives et pérennes à la crise actuelle en milieu scolaire caractérisée par la dissolution de la faitière des associations d’élèves.

Président la cérémonie d’ouverture, le président du C.R.S-AS/AEEM, Modibo SOUMARE, non moins président du parti AFD, s’est opposé à la dissolution de l’AEEM.

«Permettez moi de dire officiellement ici et sans aucune ambiguïté, que le Cercle de Réflexion des Anciens et Sympathisants (CRS-AS-AEEM) est opposé et rejette catégoriquement la dissolution de l’AEEM annoncée par les autorités en charge de la Transition. En effet, le CRS-AS-AEEM compte s’impliquer afin de contribuer aux recours à tous les moyens légaux et démocratiques pour faire annuler cette décision de dissolution de l’AEEM», a-t-il fait savoir.

Au passage, il a rappelé que ce jour 17 mars 2024, est un jour symbole, jour martyr du camarade Abdoul Karim CAMARA dit Cabral, et mois de martyr des camarades tombés sous les balles d’une dictature barbare.

«Rassurez-vous, nous ne sommes et ne seront jamais ceux qui vont ajouter de la complexité à la confusion. Nos compatriotes nous regardent, l’Afrique nous regarde», a déclaré le Dr SOUMARÉ.

Pour lui, ce sujet (ndlr : dissolution de l’AEEM) est si grave que la solution ne saurait se trouver dans une mesure administrative mal indiquée qui n’aura malheureusement pas pris toute la mesure et qui n’aura pas scruté tous les contours.

Alors que le C.R.S-AS/AEEM avait prévu d’organiser un atelier sur le sur thème : « Quelles solutions et Recommandations pour Juguler la violence en milieux scolaire et universitaire ? » ; ce thème pendant sa préparation, a-t-il fait savoir, a été bousculé par la mesure du gouvernement de la transition qui a dissout l’AEEM.

«Cette mesure annoncée dans la nuit du mercredi passé a fini de nous convaincre que le thème est plus que d’actualité et que la réflexion doit être poussée plus loin», a déclaré le Dr SOUMARÉ.

«Nous devons, nous anciens acteurs de l’AEEM, et pour certains anciens acteurs du 26 mars 1991, faire preuve de plus d’imagination pour trouver les meilleures réponses à une crise pour ne pas dire à un phénomène auquel toutes les sociétés dans le monde sont confrontées», a plaidé le président du C.R.S-AS/AEEM.

En effet, si les violences à l’école sont un phénomène aussi vieux que l’institution, elles ont été remises en lumière ces dernières années par des faits à la fois graves et très médiatisés. Ces violences en milieu scolaire se manifestent sous différentes formes : parfois physiques (les plus graves), mais surtout verbales.

Abordant la question de la violence dans l’espace scolaire et Universitaire, le Dr Modibo SOUMARÉ a rappelé que les médias se focalisent sur les actes les plus graves, et qu’en réalité, il s’agit d’une succession de petites violences répétées, journalières, le plus souvent verbales.

Il ressort de son propos que selon une estimation de Plan International, 246 millions d’enfants et d’adolescents connaîtraient chaque année la violence dans et aux abords de l’école.

Par Abdoulaye OUATTARA

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