Le porte-parole du département d’État des USA, Matthew Miller, dans une déclaration à lui adressée, s’est prononcé sur la demande de retrait de la MINUMA sollicitée le vendredi 16 juin par les autorités maliennes. Les USA, à travers leur porte-parole, regrettant cette décision soulignent être préoccupés par les effets de celle-ci sur les crises sécuritaires et humanitaires sur la population.
Le Mali demande le retrait sans délai de la MINUSMA après dix ans de présence. Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye DIOP, lors de l’examen du rapport périodique du secrétaire général de l’ONU, Antonio GUTERRES, a partagé la position des autorités de la transition après avoir rejeté les trois options de la reconfiguration de la MINUSMA. Celles-ci, selon lui, ne correspondent pas aux attentes du peuple malien.
Face à cette décision, les USA ont réagi dans une déclaration attribuée au porte-parole du département d’État, Matthew Miller.
« Les États-Unis regrettent la décision du gouvernement de transition du Mali de révoquer son consentement à la MINUSMA. Nous sommes préoccupés par les effets que cette décision aura sur les crises sécuritaires et humanitaires qui affectent le peuple malien », indique la déclaration alors que l’opinion nationale est partagée entre le maintien et le départ de la Mission onusienne du Mali.
En dépit de cette décision, M. MILLER affirme : « nous continuerons à travailler avec nos partenaires en Afrique de l’Ouest pour les aider à relever les défis urgents en matière de sécurité et de gouvernance auxquels ils sont confrontés. Nous nous félicitons de nouvelles consultations avec les dirigeants régionaux sur les mesures supplémentaires visant à promouvoir la stabilité et à prévenir les conflits ».
Par ailleurs, les États-Unis apportent leur plein soutien à la MINUSMA et au Représentant spécial du Secrétaire général El-Ghassim Wane pour son leadership.
« Le retrait de la MINUSMA doit être ordonné et responsable, en donnant la priorité à la sûreté et à la sécurité des Casques bleus et des Maliens. Le gouvernement de transition doit également continuer à respecter tous ses engagements, y compris la transition vers un gouvernement démocratiquement élu et dirigé par des civils d’ici mars 2024 et la mise en œuvre de l’accord d’Alger », déclare le porte-parole du département d‘État.

Par SIKOU BAH

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