Le Premier ministre, Choguel Kokalla MAÏGA a rencontré, ce mercredi 31 janvier, le secteur privé sur le retrait du Mali de la CEDEAO. Cette décision historique, patriotique était devenue une exigence, selon le chef du gouvernement, parce que la CEDEAO s’est transformée en une organisation de menace contre notre pays.

S’inscrivant dans le cadre du dialogue avec le secteur privé dans sa globalité, la rencontre présidée par le Premier ministre a enregistré la participation de nombreux opérateurs économiques, des commerçants, des artisans, entre autres.
Deux points étaient au cœur de ces discussions : la dénonciation de l’Accord d’Alger et le retrait du Mali de la CEDEAO et ses alliés membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
S’exprimant lors de cette rencontre, le ministre du Commerce, Moussa Alassane DIALLO a salué la décision du gouvernement qui, selon lui, est « historique, courageuse » de la part des membres de l’Alliance des États du Sahel. Également, elle marque une étape importante de l’existence des trois États.
« Le retrait du Mali de la CEDEAO s’inscrit dans les trois principes édictés par le président de la transition », a affirmé le ministre DIALLO, appelant les opérateurs à l’opérationnalisation de ce retrait de l’organisation sous-régionale.
« Le Mali va transformer cette sortie de la CEDEAO en un point de compétitivité et de rentabilité pour notre économie. C’est ça qui va se faire », a déclaré le ministre Moussa Alassane DIALLO.
Il a annoncé qu’un comité de haut niveau sera bientôt mis en place pour le suivi du retrait du pays de l’organisation sous-régionale.
« Le gouvernement est prêt, mobilisé, et a déjà son plan d’action pour amorcer cette phase de retrait de la CEDEAO », a rassuré le ministre DIALLO.
Face aux inquiétudes, il a rappelé que le Mali pendant 6 mois était suspendu de la CEDEAO.
« Nous devons avoir confiance en notre force. Lorsque l’embargo nous a été imposé, certains ont prédit que le pays allait s’effondrer en 72 heures. Et le Mali a tenu pendant 6 mois », s’en souvient-il, grâce à la résilience de la population.
Donc, aucune crainte, selon lui, le Mali peut réussir le pari de ce retrait en saisissant les opportunités que celui-ci offre au pays. A cet effet, il a indiqué que notre pays est le principal retour sur investissement des pays disposant des ports et membres de la CEDEAO.
De son côté, le Premier ministre, Choguel Kokalla MAIGA, a souligné que les hommes sont réfracteurs au changement, or sans cela, on ne peut pas avancer.
« Nous avons décidé de sortir de l’hésitation », a affirmé le Premier ministre pour avoir quitté la CEDEAO afin de prendre en main le destin du pays.
Il reproche notamment à la CEDEAO d’avoir brillé par son manque d’apathie, de solidarité et de vision stratégique.
« Nous sommes obligés de nous défendre aujourd’hui. La CEDEAO est devenue une menace pour nos pays, parce que son dessein était de mettre à genoux nos pays et a suscité de nouveaux soubresauts politiques, de changement politique. Bref, l’effondrement de nos États pour satisfaire des puissances étrangères, extracommunautaires et interafricaines connues pour leur soutien au terrorisme », a accusé le chef du gouvernement, ajoutant que l’organisation s’est éloignée de ses objectifs pour s’accommoder des politiques coercitives.
« La refondation de notre État et une véritable démocratie n’est pas le souci de la CEDEAO. (…) Elle s’est éloignée des intérêts de notre pays. Elle se retrouve aujourd’hui entre les mains de quelques personnes qui l’ont transformée non en organisations sous régionale des peuples, mais en une réunion épisodique », a ajouté Choguel Kokalla MAIGA.

PAR SIKOU BAH

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