Un décret du président de la transition, Assimi GOITA, pris le 28 juin 2024 crée la Commission de rédaction de l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. L’élaboration de ce document sera une étape majeure dans la quête de la paix pour notre pays dont l’unité et la cohésion font face à de rudes épreuves.
Le contenu de ce décret présidentiel a été lu le lundi 1er juillet à la télévision nationale. Il contient la mise en place d’une commission d’une cinquantaine de personnes pour rédiger « l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale ».
Sa mise place est consécutive à la décision des autorités de la transition de tourner la page de l’Accord d’Alger après 8 ans d’application jugée non satisfaisante. Le dividende de la paix était toujours attendu alors que le président GOITA a opté pour le Dialogue inter-Maliens (DMI) dont l’une des résolutions appelle au dialogue avec les chefs terroristes maliens, à travers un autre accord.
La commission de rédaction est dirigée par Ousmane Issoufi MAIGA, ancien Premier ministre et ancien président du Comité de pilotage du Dialogue inter-malien (DIM) pour la paix et la réconciliation nationale. Elle est « chargée d’élaborer l’avant-projet de texte de la charte devant constituer le document de référence pour toutes initiatives, actions et activités qui concourent à la sécurité, à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble au Mali ».
Cette commission doit se réunir régulièrement et faire un point d’étape tous les quinze jours auprès du président de la Transition auquel elle relève. Cet avant-projet de Charte qui doit être le socle de la paix et de la réconciliation nationale pour notre pays doit être fin prêt à la fin de sa mission de deux mois.
Pour cette tâche, les membres de la commission reçoivent des indemnités et des primes, avec les dépenses couvertes par le budget national.
Aussitôt la publication du décret instituant cette commission, est paru sur les réseaux sociaux la Charte pour la paix et la réconciliation nationale validée en 2017 après la Conférence d’Entente nationale organisée par le régime défunt. Une manière de dire que c’est de l’éternel recommencement dans notre pays. Et que les lois, textes et documents ne manquent pas au Mali, c’est plutôt leur application qui fait défaut.

PAR SIKOU BAH

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