Le Syndicat National des Banques, Assurances, Établissements Financiers et Commerces du Mali (SYNABEF) prévoit, à partir du mercredi 17 avril prochain, une grève générale de 72 heures ; reconductible à 96 heures, sur toute l’étendue du territoire nationale, si ses doléances ne sont pas satisfaites. Le préavis déposé ce 2 avril 2024, à la Direction nationale du travail (DNT), comporte de nombreux points de revendications relatifs à la violation de la liberté syndicale ; à la régularisation des cas d’injustice ; au non-respect des engagements…

Sous la plume de son secrétaire général, Hamadoun BAH, le Syndicat exige la satisfaction de 23 points de revendications. Ils sont, entre autres, la régularisation de tous les intérimaires dans les entreprises, la mise en œuvre immédiate et effective des accords signés par les entreprises.

Le syndicat demande aussi la réintégration de tous les travailleurs licenciés illégalement ou rétrogradés pour des raisons syndicales et le paiement de leurs salaires. Une autre revendication du Synabef concerne l’arrêt immédiat des abus de la justice à l’encontre des banquiers et la libération immédiate des camarades détenus.

Ainsi, sur le plan du respect de la liberté syndicale, le SYNABEF exige le retour sans condition et sans délai de tous les travailleurs licenciés ou renvoyés illégalement.

Il s’agit notamment des travailleurs licenciés à : BEREBEN depuis 2022, TOTAL Energy, OLA Energy, PETRO N’DIAYE, CORRIDOR, STAR OIL, dépôt SANKE, dépôt Shell TABAKOTO, PMU-Mali et le rappel de leur salaire.

De même, le syndicat exige le retour sans délai et avec rappel des salaires des 158 travailleurs expulsés injustement pour des raisons de revendications à UBIPHARM depuis le 1er décembre 2023 et la satisfaction entière de leurs points de revendications légitimes.

A ces points s’ajoutent l’arrêt immédiat de l’ingérence et des entraves de la Direction Générale de la BDM-SA dans les activités du comité syndical ainsi que la reconnaissance sans condition du seul Comité mis statutairement en place par le SYNABEF. L’ouverture sans délai des négociations autour des doléances déposées par le comité BDM SA.

Sur le plan de la régularisation des cas d’injustice, le syndicat réclame l’uniformisation du taux de 6% de ristourne pour les travailleurs revendeurs de PMU Mali (PB et BK), et le paiement des primes de caisses à tous les guichetiers de PMU Mali (permanents et intérimaires) ; le reclassement des travailleurs permanents de PMU Mali en fonction des diplômes ; la régularisation sans délais des CDD ct des intérimaires en CDI dans toutes les Entreprises conformément au code du travail, notamment à la BDM, etc.

Par ailleurs, dans son préavis de grève, le SYNABEF exige le respect du protocole d’accord du 26 Juillet 2023 sur l’application de l’ordonnance de 1969 et son décret N°148 PG-RM du 22 novembre 1971 relatif aux modalités de gestion du fonds social et le retrait sans délai des Directions Générales dans la gestion du fonds Social.

Aussi, il demande l’audit du fonds social dans toutes nos entreprises où l’application du décret N°148 PG-RM du 22 novembre 1971 fait défaut ; la mise en place du fonds social conformément, etc.

Faute d’obtenir entière satisfaction aux doléances ci-dessus, le SYNABEF décidé d’observer une grève de 72 heures reconductible à 96 heures sur toute l’étendue du territoire nationale.

«Cette grève débutera le mercredi 17 avril à 00H00 et s’achèvera le vendredi 19 avril 2024 à minuit. Elle sera reconduite pour 96 heures à partir du lundi 22 avril 2024 au jeudi 25 avril 2024 à minuit », prévient le document du SYNABEF, signé par son Secrétaire général, Hamadoun BAH.

Par Abdoulaye OUATTARA

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