Le ministre de l’économie et des Finances, Alousséni SANOU, a présidé le lundi 23 janvier 2023, la cérémonie de clôture des travaux de la session politique de la revue conjointe de la performance du portefeuille des programmes et projets financés par la Banque mondiale au Mali, dans un hôtel de Bamako. C’était en présence de la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara de SOUZA ; du président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck BALLY ; ainsi que de plusieurs membres du gouvernement et autres personnalités. Cette cérémonie a été marquée par la remise d’attestations aux Unités de gestion des projets (UGP) les plus performantes pour l’exercice fiscal 2023.

Desdits travaux, il ressort que plus de 200 milliards de F CFA ont été décaissés en 2023 par le Mali. Ce montant a permis de fournir de l’électricité à plus de 300.000 personnes en milieu rural et de réaliser plus de 1.000 kilomètres de pistes rurales. La session politique de la revue conjointe a donné lieu à des discussions pour davantage améliorer les procédures de décaissements.
Cette session politique fait suite à deux jours de travail de la session technique, durant lesquels les participants ont examiné le portefeuille des programmes et projets financés par la Banque mondiale au Mali afin d’en améliorer la performance, dans le but d’obtenir de meilleurs résultats en matière de réduction de la pauvreté. Ils ont ainsi pris connaissance de l’état et de la performance du portefeuille, discuté des problèmes transversaux qui l’affectent, examiné les facteurs qui alourdissent les procédures de décaissement et esquissé des solutions possibles aux différents défis rencontrés.
À l’issue des discussions, il est apparu que le portefeuille de la Banque mondiale a été performant pour l’année fiscale 2023, avec un taux de décaissement de 36,7%, représentant plus de 200 milliards de F CFA décaissés.
Selon la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, ce montant a permis de fournir de l’électricité à plus de 300.000 personnes en milieu rural et de réaliser plus de 1.000 kilomètres de pistes rurales.
« Ces ressources ont contribué à tripler l’utilisation des services de santé dans les zones couvertes», a révélé Clara de SOUZA.
À cet égard, elle a félicité les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des projets et remercié les autorités maliennes pour leur soutien et l’excellent partenariat à l’origine de cette belle performance.
Clara de SOUZA a souligné que les débats lors de la session technique ont également fait ressortir le besoin d’une action soutenue de toutes les parties prenantes afin de réaliser les objectifs de développement des projets et assurer la durabilité des résultats enregistrés. En outre, elle a indiqué qu’il ressort de la mise en œuvre du plan d’actions issu de l’édition 2021 que 41,16% des actions convenues ont été totalement réalisées.
Quant au ministre de l’économie et des Finances, il a, au nom des plus hautes autorités, remercié la Banque mondiale pour avoir conduit conjointement avec la partie malienne. Alousséni SANOU a confié que les contraintes majeures identifiées et relevées lors des travaux de la session technique sont d’ordre institutionnel, sécuritaire et/ou opérationnel.
Il a noté que les problèmes évoqués ont connu un début de résolution.
Pour lui, la mise en œuvre effective des recommandations issues de la présente revue permettra de les résoudre définitivement et d’améliorer significativement la performance du portefeuille actif.
À l’actif de toutes les parties prenantes, le ministre Sanou s’est dit satisfait de la bonne performance réalisée dans la mise en œuvre des projets/programmes du portefeuille au titre de l’année fiscale précédente (juillet 2022 à juin 2023).
Malgré tout, dira le ministre chargé des Finances, des facteurs d’ordre exogène ont suffisamment perturbé le niveau des décaissements au cours des six premiers mois de ladite année, notamment les sanctions financières et économiques imposées au Mali par la CEDEAO et l’UEMOA.
« Le Mali a, en effet, atteint un taux de décaissement exceptionnel de 36.9% le plaçant en tête de peloton, loin devant les autres pays de la zone Afrique de l’Ouest et du Centre voire de la zone Afrique », a-t-il révélé.

Par Abdoulaye OUATTARA

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