Après son incarcération, l’audience de la célèbre artiste Rokia TRAORE est prévue le mardi 2 juillet prochain, en Italie. L’annonce a été faite par plusieurs médias.
Interpellée vendredi dernier à sa descente d’avion dans la capitale italienne, où elle devait se produire, Rokia TRAORÉ y est toujours détenue. Cette arrestation fait suite au mandat d’arrêt européen délivré en 2019 par la justice belge dans une affaire de non-représentation d’enfant, a annoncé dimanche 23 juin le parquet de Bruxelles.
L’artiste malienne a été arrêtée en 2020 en vertu de ce mandat, car le tribunal belge lui avait ordonné de rendre sa fille, aujourd’hui âgée de neuf ans, au père de l’enfant, Jan Goossens, de nationalité belge.
La chanteuse et guitariste avait ensuite été condamnée par défaut en 2023 à deux ans de prison dans cette affaire. En 2019, le tribunal de grande instance de la Commune VI de Bamako, avait dans le cadre d’une audience publique, confié la garde de l’enfant à Rokia.
Si pour le moment, l’artiste elle-même n’a pas eu l’opportunité de se prononcer depuis son arrestation vendredi dernier, on se rappelle de ce qu’elle avait déjà dit à ce sujet, il y a de cela quelques années.
«Je suis une mère qui protège ses enfants. La justice belge me terrorise de plus en plus. Pendant des mois, je suis demeurée dans l’incompréhension : la Belgique pouvait tout se permettre à mon égard et à l’égard du Mali», s’était-elle confiée.
Le ministère de l’Artisanat, de la Culture et de l’Industrie hôtelière affirme que le gouvernement suit avec une grande attention cette affaire. On se souvient aussi qu’en 2020, un Collectif de soutien à Rokia TRAORÉ, ou «Free Rokia » avait sonné la mobilisation lors d’une conférence de presse. Il se réservait même le droit d’organiser des sit-in et des marches sur les ambassades de France et de Belgique si elle n’était pas libérée.
Les artistes du Mali, d’Afrique et du monde entier sont en train d’envoyer leurs témoignages, soutiens et compassions à Rokia.
En Belgique, la société civile s’est également mobilisée en écrivant une carte blanche demandant la libération pure et simple de l’artiste.

PAR ABDOULAYE OUATTARA

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