Le dimanche 19 novembre, notre pays, à l’image de la communauté internationale, a célébré la « Journée mondiale du souvenir des victimes des accidents de la route ». A Bamako, cette 12e édition de ladite journée a été marquée par plusieurs activités, notamment des actions de sensibilisation et d’information du grand public. Des différentes interventions, il ressort que deux morts sont enregistrés, en moyenne, par jour sur nos routes.

Ce chiffre alarmant a été annoncé lors du lancement des activités de la journée mondiale du souvenir des victimes d’accident de la circulation routière. Le thème de l’édition 2023 est «Justice ».
Les activités sont menées sur toute l’étendue du territoire national pour sensibiliser la population.
Cette 12e édition de la célébration de la Journée mondiale du souvenir des victimes d’accidents de la circulation routière est marquée au Mali par plusieurs activités notamment des actions de sensibilisation et d’information du grand public.
S’agissant des accidents de la route, Oumar MAIGA, DG de l’ANASER, faisant l’état des lieux, dira qu’en la matière les chiffres sont alarmants.
«Au Mali aujourd’hui, conformément à la vision de notre stratégie de sécurité routière, on est à 20 tués pour 100 000 habitants. L’objectif c’est qu’en 2025 que nous soyons à un maximum de 18 tués pour 100 000 habitants », a déclaré Oumar MAIGA, DG de l’ANASER
C’est pourquoi, a-t-il préconisé, nous devons faire en sorte que ces accidents, qui sont le plus souvent évitables, parce qu’il s’agit juste du respect de la réglementation, du respect du code de la route, ne puissent pas prospérer.
«Nous avons enregistré 550 155 accidents de la voie publique au Mali de 2018 jusqu’à 2022 ; soit une moyenne de 27 accidents par jour. Nous avons enregistré 3170 décès directs liés aux accidents de la voie publique enregistrés au Mali de 2018 jusqu’à 2022. Environ deux personnes meurent, en moyenne, chaque jour au Mali sur la route », a relevé, de son côté, le Dr Christian Itama MAYIKULI, Représentant de l’OMS au Mali.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère des Transports et des infrastructures, Mama DJENEPO, insiste sur la multiplication des actions de sensibilisation pour minimiser davantage les risques d’accident de la circulation.
«Chaque État membre de l’Organisation des Nations Unies est invité à prendre toutes les dispositions pour éviter la répétition de ces tragédies qui ne sont pas pour autant une fatalité», a fait savoir Mama DJENEPO, qui croit fermement que l’application correcte d’une politique cohérente de sécurité routière peut avoir pour effet de réduire les cas d’accident de la route.
Au plan international, le secrétaire général de l’ONU, Antonio GUTERRES, a déclaré qu’en plus du nombre de morts, dépassant 1,3 million, 50 millions de personnes supplémentaires sont blessées chaque année sur les routes.
Pour le chef de l’ONU, il faut «faire davantage pour éviter ces tragédies totalement évitables».
Guterres ajoute que le Plan mondial pour la Décennie d’action pour la sécurité routière, qui en est à sa troisième année, vise à réduire de moitié le nombre de morts sur les routes.
«En cette Journée mondiale, unissons nos forces pour rendre les routes plus sûres pour tous, partout», conclut-il dans son message.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

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