Créant le Comité interministériel de Sécurité routière, le ministre en charge des Transports et des Infrastructures, DEMBELE Madina SISSOKO, lors du Conseil des ministres du 3 avril 2024, a annoncé que 58 615 cas d’accidents de la circulation avaient été recensés entre 2017 et 2022. Parmi ces chiffres, 54 892 cas de blessure ont été enregistrés. Elle a déploré que 4 119 personnes soient tuées.

Ces chiffres alarmants préoccupent aujourd’hui le ministre chargé des Transports et des Infrastructures. D’où l’adoption d’un projet de décret portant création du Comité interministériel de sécurité routière, sur proposition de DEMBELE Madina SISSOKO, qui aura pour mission de déterminer les orientations de la politique du Gouvernement en matière de sécurité routière.

Depuis un certain temps, la problématique de l’insécurité routière revêt un caractère préoccupant dans notre pays. Entre 2017 et 2022, il a été recensé, selon le ministre, 58 615 cas d’accidents de la circulation qui avaient occasionné 54 892 cas de blessure et 4 119 tués.

Face à la recrudescence des accidents de la route, selon DEMBELE Madina SISSOKO, le Gouvernement a pris diverses mesures pour renforcer la sécurité routière et minimiser les impacts négatifs de ce fléau sur la population et l’économie nationale.

Ces mesures concernent, selon elle, l’institution de l’audit de sécurité routière, d’une semaine et des journées nationales dédiées à la sécurité routière ; la construction et la réhabilitation d’infrastructures routières sur l’ensemble du territoire national ; la formation des acteurs, la sensibilisation des usagers de la route et le renforcement du contrôle routier ; et l’adoption de la Stratégie nationale de Sécurité routière pour la décennie 2021-2030.

Malgré la mise en œuvre de ces mesures, le ministre a signalé que des insuffisances ont été révélées lors de l’examen des capacités de gestion et de coordination de la sécurité routière.

Aux dires du ministre chargé des Transports, le caractère transversal de la gestion de la sécurité routière fait ressortir le besoin d’une collaboration plus étroite entre les parties prenantes des différents secteurs pour atteindre les résultats attendus en termes de réduction du nombre d’accidents de la route et du taux de mortalité qui en résulte.

Cependant, pour pallier ces insuffisances, Madina SISSOKO a fait savoir que la Stratégie nationale de Sécurité routière prévoyait la mise en place d’un organe de décision au plus haut sommet pour décider des orientations prioritaires et donner l’impulsion nécessaire à l’amélioration de la sécurité routière.

Le projet de décret adopté consacre la création du Comité interministériel de Sécurité routière avec pour mission de déterminer les orientations de la politique du Gouvernement en matière de sécurité routière.

Par SABA BALLO

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