Évoquant la question sécuritaire du Continent africain, lors de la clôture de la Conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest, le vendredi 15 mars 2024, à l’hôtel de l’Amitié de Bamako, en prélude au 9eCongrès panafricain de Lomé, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye DIOP, a affirmé que l’Afrique était en mesure d’assurer sa propre sécurité, tout en prenant l’exemple sur le cas du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Durant deux jours (du 14 au 15 mars 2024), des experts sécuritaires de l’Afrique de l’Ouest se sont réunis en réunion préparatoire du 9e Congrès panafricain. La rencontre visait, selon les initiateurs, à contribuer à une meilleure implication de la diaspora africaine et des Afro-descendants au développement du Continent africain. A l’issue de la rencontre, les participants ont formulé des recommandations pertinentes qui pourraient enrichir les travaux du 9e Congrès panafricain qui se tiendra à Lomé.

Lors de la cérémonie de clôture, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye DIOP, a fait savoir que le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA, avait mené des réflexions supplémentaires lorsqu’il avait reçu en audience la délégation de la Conférence à Koulouba avant la clôture des travaux, qui n’étaient pas dans les discutions des participants de la Conférence. Selon les explications du ministre DIOP, le Chef de l’État a beaucoup insisté sur la dimension sécuritaire que la Conférence n’avait pas intégrée dans ses recommandations qui serait aussi une question existentielle, selon lui, pour les pays africains.  Le ministre Abdoulaye DIOP a soutenu que cette question sécuritaire devrait même être une question de géopolitique. Car, selon lui, pour pouvoir affirmer la dignité africaine, il faudrait qu’on puisse exister, se défendre et protéger la communauté.

Le ministre Abdoulaye DIOP a rappelé les Maliens ne croyaient pas que le Mali était en mesure d’enregistrer ces progrès dans le domaine sécuritaire. ‘’Alors que c’était possible, mais seulement le dessous des cartes est faux’’, a-t-il ajouté.

« Pendant 10 ans, tout a été essayé au Mali. Toutes les armées du monde étaient présentes au niveau du Mali. Pourtant, on a l’expression qu’on n’a pas cette puissance avec nous, qu’on va même plus vite. C’est pour dire que souvent, on va chercher très loin des solutions qui sont à notre pied. Souvent, il faut que notre sagesse fasse que nous puissions sous notre pied pour commencer à regarder et identifier les solutions, que cela soit sur le plan sécuritaire et autres », a déclaré le ministre Abdoulaye DIOP.

En somme, le Chef de la diplomatie malienne a indiqué que les arrières grands parents du temps de l’Empire du Mali et ceux qui sont venus avant, avaient pu protéger leur communauté et assurer leur sécurité.

Abdoulaye DIOP a soutenu que l’Afrique est en mesure d’assurer sa propre sécurité.

« …Je ne peux pas comprendre que plus de 50 pays africains ayons besoin des pays qui ont souvent la taille de l’Afrique du Sud ou du Cameroun, à l’extérieur du Continent ; que ce soit ces pays qui viennent nous aider à assurer la sécurité ; pendant que le Burkina Faso, le Niger et le Mali se battent pour pouvoir assurer leur propre sécurité. Il y a des grands pays africains qui ont des moyens ; mais qui sont assis pour nous regarder. Parce que, les Africains n’aiment pas les Africains. Ce n’est pas, parce qu’ils n’ont pas les moyens. Eux-mêmes n’ont pas conscients qu’ils puissent aider », a-t-il martelé.

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale a expliqué qu’il y a beaucoup de pays autour du Mali. ‘’ Si chacun donnait ses petites aides pour faire la logistique…’’, a-t-il indiqué avant d’ajouter ‘’quand on parlait de ces questions de sécurité, les gens pensaient qu’il fallait avoir des milliards pour faire face’’.

Le Chef de la diplomatie malienne a remercié le Président Togolais, à travers son ministre Robert DUSSEY, d’avoir accordé de la considération au Mai. Aux dires du ministre DIOP, le Togo a été parmi les premiers pays qui ont permis aux Maliens de se faire entendre et de se faire comprendre.

Enfin, il a déploré que certains ministres africains ne voulaient même pas prendre des photos avec la délégation malienne lors des réunions dans la région.

Par SABA BALLO

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