Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane DIALLO, a officiellement lancé, jeudi 24 septembre 2026 à Bamako, le Forum international de l’investissement « Mali Kura ». Prévu les 11 et 12 décembre prochains au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le rendez-vous devrait réunir près de 1 000 participants, dont plus de 400 investisseurs internationaux et des délégations de sept pays invités d’honneur.

La conférence de presse de lancement a réuni, notamment, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane DIALLO ; le directeur général de l’API-Mali, Ibrahim Ahamadou TOURÉ ; et le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou SIMPARA. Étaient également présents des opérateurs économiques, des responsables administratifs, des investisseurs ainsi que des missions diplomatiques accréditées au Mali.

Ibrahim Ahamadou TOURÉ, directeur général de l’API-Mali et président de la commission d’organisation, a insisté sur les atouts du pays et la nécessité de mieux les valoriser.

« Le Mali regorge d’atouts naturels majeurs : eaux souterraines, terres rares, et il est traversé par deux fleuves. […] Il y a des opportunités. Il y a surtout une vision, une vision qui fixe des caps, qui définit des stratégies et qui met en place les moyens. Cette vision, adoptée en janvier 2025 et intitulée “Vision Mali Kura Netaasira », a-t-il souligné.

Malgré les défis, selon lui, le Mali dispose d’énormes opportunités dans les secteurs de l’agro-industrie, des infrastructures, des mines, de la santé, de l’éducation et de l’énergie. 

En initiant ce forum, le département chargé de l’Industrie et du Commerce entend présenter ces opportunités aux investisseurs. Il s’agit aussi de répondre aux clichés négatifs collés au pays.

« Notre pays fait malheureusement face à un narratif assez négatif. Donc, il serait bon de changer le narratif, afin que notre pays soit positionné comme la meilleure destination pour les investissements en Afrique », a insisté le directeur de l’API-Mali.

Le Forum s’inscrit dans la Vision « Mali Kura Netaasira ka ben san 2063 ma », adoptée en janvier 2025 sous l’impulsion du président de la Transition, le général d’armée Assimi GOÏTA. Cette vision vise un Mali souverain, résilient et industrialisé, qui transforme localement ses matières premières et crée des emplois pour sa jeunesse, a rappelé le ministre Moussa Alassane DIALLO.

Outre les ressources naturelles, le pays dispose d’un environnement favorable à la promotion de l’investissement, grâce à des réformes du cadre des affaires.

Ces stratégies se sont traduites, a signalé le ministre DIALLO, par la mise en place de régimes fiscaux incitatifs assortis de zones économiques spéciales (exonérations de droits de douane et de TVA, réductions d’imposition pouvant aller jusqu’à 30 ans), la possibilité pour les investisseurs étrangers de détenir 100% du capital, la liberté de rapatriement des fonds, la non-discrimination, ainsi que des garanties internationales (MIGA, CIRDI, OHADA).

Par ailleurs, le ministre a invité le secteur privé national (CCIM, CNPM et chambres consulaires), les institutions financières, les partenaires techniques et financiers, le corps diplomatique et la diaspora à s’engager pleinement. « Un tel projet ne peut réussir sans une mobilisation collective », explique-t-il, tout en soulignant que le Forum se construit d’abord pour et avec les opérateurs économiques maliens.

Prévu du 11 au 12 décembre, sous la présidence du général Assimi GOITA, ce forum international devrait enregistrer la participation de 1 000 personnes, dont plus de 400 investisseurs étrangers. À ce rendez-vous d’opportunités, la Chine, la Türkiye, l’Inde, le Maroc, la Russie, le Burkina Faso et le Niger sont les pays invités d’honneur.

Le Forum sera organisé autour de sessions plénières, de panels thématiques, d’ateliers spécialisés, de présentations de projets, ainsi que de rencontres B2B et B2G. Un espace d’exposition est également prévu.

L’objectif affiché est de permettre aux investisseurs de rencontrer directement les porteurs de projets et les institutions concernées, avec la possibilité de déboucher sur des protocoles d’accord et des partenariats.

PAR SIKOU BAH

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