Face aux réserves exprimées par les faîtières de la presse écrite privée concernant la relecture de la convention collective, le président de la Maison de la Presse, Bandiougou DANTE , a annoncé le mercredi 16 septembre 2026, la suspension du projet de proposition de relecture dudit document.
Cette décision intervient en réponse à l’Assemblée générale extraordinaire du 12 organisée par l’ASSEP, le GROUPE et l’UNAJEP, sanctionnée par des réserves de ces organisations.
Dans sa lettre, Bandiougou DANTE a d’abord tenu à saluer l’adhésion des acteurs au principe d’autorégulation, tout en s’engageant à corriger les lacunes de communication pour renforcer « la responsabilité, l’éthique et la crédibilité » des médias maliens.
Revenant sur le fond du débat, le président de la Maison de la Presse a déploré un « vaste malentendu » quant à la nature exacte du document incriminé. Selon lui, il s’agissait tout simplement d’une proposition de relecture et non d’un texte finalisé ou adopté soulignant que le projet ne pouvait en aucun cas constituer une convention révisée sans l’accord explicite et la signature des parties prenantes du secteur et de l’État, à travers le ministère du Travail.
Selon Bandiougou DANTE, cette démarche avait pour vocation de servir de levier de plaidoyer auprès des autorités publiques pour faire adopter les projets de textes réglementant les médias, en souffrance depuis plusieurs années. L’un des objectifs selon le président DANTE, c’était de régler de manière définitive, l’appui financier de l’État par un soutien substantiel aux entreprises de presse.
Malgré ces ambitions, Bandiougou DANTE de la Maison de la Presse a opté pour l’apaisement du secteur médiatique. Prenant acte de l’absence d’une adhésion unanime et clairement affichée de l’ensemble des acteurs du secteur, M. DANTE a tranché : le projet ne devant en aucun cas devenir une source de division au sein de la corporation, sa suspension immédiate a été ordonnée au profit du dialogue.
PAR SABA BALLO