La section syndicale filière coton des travailleurs de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) a levé, mercredi 16 septembre, son mot d’ordre de grève de 72 heures après la conclusion d’un accord avec la direction générale. La décision intervient au lendemain de la signature d’un procès-verbal de conciliation entre les deux parties.
Le mouvement de grève, initialement prévu du 23 au 25 septembre 2026, avait été annoncé à l’issue d’un préavis déposé par la section syndicale. Celui-ci portait notamment sur l’application de l’Accord d’établissement signé le 16 juillet 2024, ainsi que sur les modalités de paiement des frais de mission des travailleurs.
Les négociations engagées entre la direction générale et la section syndicale à la suite du préavis ont abouti, mardi 15 septembre, à la signature d’un procès-verbal de conciliation. Le Jalon n’a toutefois pas pu consulter ce document.
Dans une lettre datée du 16 septembre, le secrétaire général de la section syndicale, Daouda TRAORE, a informé les travailleurs de la levée du mot d’ordre de grève.
Le responsable syndical remercie les travailleurs pour leur mobilisation et les invite à « rester mobilisés pour le suivi de l’application des accords ».
Dans une correspondance adressée au directeur des ressources humaines, le président-directeur général de la CMDT, Dr Kouloumégué DEMBELE, instruit la prise de dispositions nécessaires pour l’application effective de l’Accord d’établissement du 16 juillet 2024. Cet accord a été enregistré au tribunal du Travail de Bamako le 6 février 2025.
La correspondance du PDG porte ainsi explicitement sur l’application de cet accord. Elle ne reprend cependant pas, dans son contenu, l’ensemble des revendications formulées dans le préavis de grève.
Outre l’application de l’Accord d’établissement, la section syndicale avait également demandé l’annulation des décisions relatives aux modalités de paiement des frais de mission.
Selon le préavis, les frais de mission devaient être payés selon un dispositif prévoyant 80 % au départ et 20 % après le dépôt du rapport de mission. Le syndicat estimait que cette mesure était contraire aux textes en vigueur et demandait, en conséquence, son annulation.
Le préavis comportait par ailleurs d’autres doléances, dont les modalités de règlement ne sont pas détaillées dans la correspondance du PDG.
La signature du procès-verbal de conciliation et la levée du mot d’ordre marquent ainsi une étape dans le règlement du différend entre la section syndicale filière coton et la direction générale de la CMDT. Reste désormais la mise en œuvre des engagements issus des négociations, dont le suivi a été explicitement recommandé par le secrétaire général de la section syndicale
PAR SIKOU BAH