Le bureau de coopération suisse au Mali a procédé, le mercredi 16 septembre à Bamako, au lancement officiel du programme de coopération Suisse-Mali 2026-2029. L’événement a été présidé le représentant du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Moustapha TRAORÉ ; en présence Pietro MONA, ambassadeur de Suisse au Mali avec résidence à Dakar ; de Claude WANDELER, du Chef du bureau de la coopération Suisse au Mali.
Inscrite dans la continuité d’un partenariat initié en 1977, cette initiative concrétise près de 50 ans d’engagement fondé sur le dialogue, la confiance et le respect des priorités nationales du Mali. Conçu pour répondre aux défis politiques, sécuritaires, économiques, sociaux, humanitaires et climatiques actuels, ce cadre stratégique privilégie des approches souples, coordonnées et adaptées aux réalités du territoire.
Le programme ambitionne de contribuer à un Mali plus résilient et inclusif, en renforçant les capacités des acteurs locaux et la protection des populations.
Il intervient prioritairement dans le district de Bamako ainsi que dans sept régions : Sikasso, Mopti, Tombouctou, Bougouni, Koutiala, Douentza et Bandiagara.
Ses interventions s’articulent autour de deux axes majeurs, à savoir : la gouvernance et protection (renforcement institutionnel et protection des citoyens), la résilience et opportunités économiques (soutien au développement local et création d’opportunités).
Dans sa présentation, le Chef du bureau de la coopération Suisse au Mali, Claude WANDELER, a souligné que le Programme repose sur un principe central : les acteurs locaux sont les moteurs du changement
« La Suisse entend donc renforcer ces dynamiques locales et relier de manière complémentaire l’aide humanitaire, le développement et la promotion de la paix », a-t-il dit.
Ajoutant que cette approche permet de répondre aux besoins immédiats tout en agissant sur les causes structurelles de la vulnérabilité.
Il ressort de son propos que l’’enveloppe financière indicative du Programme s’élève à 80 millions CHF, soit environ 56 milliards de FCFA, répartis comme suit : 2/3 destinés au développement ; 1/3 consacré à l’aide humanitaire.
Lors de son intervention, Pietro MONA a salué l’excellence des relations entre la Confédération helvétique et le Mali.
Il a réaffirmé la volonté de la Suisse de rester engagée aux côtés des populations maliennes, tout en soulignant la nécessité d’évoluer.
« Rester engagé ne signifie pas continuer comme si rien n’avait changé. Cela signifie écouter. Cela signifie s’adapter. Cela signifie aussi accepter de remettre en question nos propres méthodes », a-t-il déclaré.
Rappelant l’exigence d’une gestion responsable des ressources, l’ambassadeur a insisté sur l’importance de produire des résultats tangibles et de savoir analyser ce qui fonctionne comme ce qui fonctionne moins bien.
En procédant au lancement officiel, Moustapha TRAORÉ, secrétaire général du ministère des Affaire étrangère et de coopération internationale a souligné que cette initiative s’inscrit dans la continuité des relations diplomatiques entre les deux pays et s’aligne sur les priorités de la Transition malienne sous l’autorité du Général d’Armée Assimi GOÏTA.
Par Abdoulaye OUATTARA