Créée en 2006, l’Ecole supérieur d’ingénierie d’architecture et d’urbanisme (ESIAU) a célébré, ce dimanche 13 septembre 2026 son 20è anniversaire, sous le thème : « Unissons, unissons et btissons l’Afrique de demain», mettant en avant ses partenariats régionaux, notamment avec l’organisation burkinabè YAAM Solidarité dans le cadre d’échanges sur l’architecture de terre.

L’événement qui était présidé Mme DJIRE Mariam DIALLO, maire de la Commune III, s’est déroulé en présence du Dr Abdoulay DEYOKO, Promoteur de l’ESIAU ; d’une délégation venue spécialement du Burkina Faso ; du corps professoral et des étudiants.

A l’entame de son propos, Mme la Maire a exprimé sa fierté et son honneur de présider cette cérémonie consacrée aux 20 ans qui constituent un bilan remarquable et un nouveau départ après deux décennies d’existence de l’ESIAU au service de la nation et de la Commune III.

Il ressort de son propos que l’institut s’est imposé comme un centre d’excellence en matière de formation et de réflexion (notamment en ingénierie, architecture et urbanisme), des leviers essentiels pour le développement socio-économique du Mali.

Face à l’urbanisation galopante, à la croissance démographique et aux défis d’habitat, de mobilité, d’assainissement et d’adaptation environnementale, le pays a besoin, dit-elle, d’experts visionnaires pour concevoir des infrastructures durables et des villes résilientes.

Enfin, la Commune III, fière d’abriter cette institution, plaide pour une collaboration renforcée entre les collectivités territoriales, l’enseignement supérieur et les acteurs du développement urbain afin de répondre aux besoins concrets des populations.

Le Promoteur de l’ESIAU, Dr Abdoulay DEYOKO, a souligné que cette cérémonie qui marque les deux décennies d’existence de l’établissement, est une occasion d’inviter les parents et les amis pour réaliser une évaluation globale du parcours accompli.

Le promoteur note une grande satisfaction quant à l’adhésion des parents et à l’augmentation de la proportion d’étudiantes, qui sont désormais plus nombreuses que les garçons, contrairement aux débuts de l’école où elles étaient très rares dans les filières techniques.

Pour lui, l’école joue un rôle pédagogique essentiel pour aider le public à mieux distinguer et comprendre les différents métiers : l’urbanisme, l’architecture et le génie civil.

Malgré les nombreux défis à l’ouverture, l’ESIAU, a fait savoir son promoteur, compte actuellement environ 140 licenciés et 48 diplômés de niveau master sur le marché de l’emploi du travail.

Par ailleurs, l’école a reçu plusieurs prix, dont une distinction particulièrement marquante obtenue à Paris en 2014 (au Sénat de Paris, sous la présidence de l’architecte Yves Dauge), portant sur l’aménagement et l’assainissement des quartiers spontanés, où le Mali s’est classé deuxième au niveau mondial (derrière le Liban, et devant l’Inde et l’Arménie).

Pour sa part, le représentant de Yaam Solidarité du Burkina Faso a salué les personnalités, les anciens étudiants de l’ESIAU, les architectes et les parents d’élèves pour leur mobilisation, tout en exprimant sa gratitude envers les autorités maliennes pour leur accueil et leur engagement en faveur de l’enseignement et de l’innovation.

Il remercie également les autorités du Burkina Faso pour le dynamisme de la coopération entre les deux pays frères.

Pour lui, cette cérémonie incarne 20 ans de transmission des savoirs et de lutte pour former de jeunes architectes bâtisseurs de l’Afrique, porteurs d’avenir pour le continent.

De son avis, le thème de l’événement appelle à la nécessité de construire intelligemment pour répondre aux besoins des populations.

Face à la sécheresse et aux défis climatiques croissants, il met en avant le besoin de maisons confortables et agréables à vivre, introduisant une mallette pédagogique pour réinterroger l’architecture en terre.

Par Abdoulaye OUATTARA

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