9e Semaine nationale de la microfinance: l’inclusion financière au coeur des enjeux

La 9ᵉ édition de la Semaine nationale de la microfinance se tient du 20 au 23 octobre 2026 au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Elle est placée sous le thème : « La microfinance, levier de l’inclusion financière au service de toute la population malienne ».

Organisée par l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Mali (APSFD-Mali), la cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée, ce mardi 20 octobre, par le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye TRAORE, représentant le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances.

Elle s’est déroulée en présence du président de l’APSFD-Mali, Tidiani Amadou TALL, des représentants du ministère de l’Industrie et du Commerce et du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, ainsi que de nombreux autres participants.

Dans son intervention, Tidiani Amadou TALL a d’abord rappelé que le pays traverse une période particulièrement complexe, marquée par l’insécurité dans plusieurs zones ainsi que par des chocs économiques et climatiques. Malgré ces difficultés, a-t-il souligné, le contexte de la microfinance malienne n’a pas reculé. Le secteur a tenu bon et continue de progresser en menant normalement ses activités sur l’ensemble du territoire national.

Entre 2024 et 2025, selon le président de l’APSFD-Mali, les dépôts ont augmenté de 11,27%, pour atteindre 184 milliards 400 millions de francs CFA. Il a également indiqué que l’encours de crédit a atteint 209 milliards 900 millions de francs CFA, tandis que les créances en souffrance ont reculé de 13,7%.

Tidiani Amadou TALL a aussi annoncé que plus de 42 000 nouveaux membres-clients ont rejoint les institutions de microfinance en ouvrant un compte et en leur faisant confiance.

Selon lui, ces chiffres traduisent une réalité essentielle : les Maliens font confiance à la microfinance et lui confient leur épargne. Celle-ci est réinvestie sous forme de crédits au Mali afin de financer des activités génératrices de revenus dans l’ensemble des sous-secteurs de l’économie nationale, et notamment dans les banques de l’écosystème.

« C’est cela, l’apport de ce secteur de la microfinance à la souveraineté économique du pays : mobiliser les ressources intérieures pour financer le développement en 2026 et, en plus, être près de la population malienne pour la soutenir dans le cadre de l’inclusion financière et de l’éducation financière », a-t-il déclaré.

Devant le représentant du ministre en charge de l’Économie, Tidiani Amadou TALL a pris trois engagements : renforcer la gouvernance des institutions et la discipline prudentielle au niveau du secteur de la microfinance ; protéger les membres et les clients à travers la transparence des conditions, le traitement des réclamations et l’éducation financière ; et accélérer la transformation digitale des institutions de microfinance afin de servir le dernier kilomètre, réduire les coûts d’accès et sécuriser les opérations.

Quant au secrétaire général Abdoulaye TRAORE, il a estimé que le thème retenu est pertinent au regard des ambitions de développement du pays et des défis auxquels les populations sont confrontées. Pour lui, les résultats présentés par le président de l’APSFD-Mali sont particulièrement encourageants.

« La progression des encours de comptes de 17% et la baisse du taux de créances en souffrance, passé de 7,5% à 6,3%, témoignent des efforts accomplis par le secteur pour consolider sa solidité financière et améliorer la qualité de son portefeuille », s’est-il félicité.

Durant les quatre jours de travaux, des panels animés par des experts porteront sur la conformité prudentielle, le financement de l’économie réelle, la continuité des opérations malgré la crise et la transformation digitale.

PAR SABA BALLO