Crise de gouvernance à la CAFO de Kati: le bureau légitime dénonce un « coup de force institutionnel »

Depuis quelques jours, une vive tension secoue la section de la Coordination des Associations et ONG Féminines du Mali (CAFO de Kati). Dans une déclaration rendue publique le dimanche 11 octobre 2026, la Secrétaire Générale, DIAKITE  Djénébou SANGARE et ses partisanes du bureau dit « légitime » ont exprimé leur indignation et contestent catégoriquement ,l’installation unilatérale d’une équipe parallèle à la tête de la CAFO de Kati. 

La crise a franchi un nouveau palier le mardi 7 octobre 2026, suite à la mise en place inattendue d’un bureau parallèle, selon Mme DIAKITE, au sein de la CAFO de Kati. Face à cette situation, la Secrétaire Générale de la coordination locale, soutenue par une grande partie des membres du bureau en exercice, est sortie du silence à travers une déclaration officielle adressée aux autorités régionales, au bureau national de l’organisation, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers. 

Pour les dirigeants sortants, cette initiative menée à leur insu constitue une violation flagrante des statuts et du règlement intérieur qui régissent l’organisation. Les partisanes de DIAKITE Djénébou SANGARE, dans leur déclaration, qualifie cette démarche d’illégale et considère l’ensemble des actes posés par ce groupe dissident comme nuls et non avenus. 

Pour étayer cette contestation et démontrer le caractère illégitime de la nouvelle équipe, la secrétaire générale du bureau en place avance deux arguments centraux. D’abord : l’absence totale de démission. Illustrant son propos, elle soutient qu’aucun membre du bureau régulièrement mandaté n’a présenté de démission, que ce soit à titre individuel ou collectif.  

« L’équipe soutient ainsi demeurer le seul organe exécutif valable et qualifie ce remplacement sans base légale de tentative de passage en force », a-t-elle déclaré. 

Le deuxième point, selon la déclaration, c’est la mise à l’écart systématique de la Secrétaire Générale : en sa qualité de garante de l’administration, de la mémoire institutionnelle et du respect des procédures, la Secrétaire Générale indique avoir été délibérément écartée de tout le processus. Une exclusion qui, selon elle, vicie sur le fond et sur la forme toute velléité de passation de service ou de réorganisation. 

Face à ce qu’il qualifie de « coup de force », le bureau ‘’légitime’’ entend bien maintenir son autorité et faire valoir ses prérogatives. Ensuite, il affirme ainsi son maintien intégral dans ses fonctions et déclare nulles toutes les décisions passées ou futures émanant de la structure parallèle. 

En appelant l’ensemble des femmes membres, les sympathisants et les partenaires institutionnels à la vigilance et au respect strict des textes fondateurs, DIAKITE Djénébou SANGARE prévient qu’elle se réserve le droit d’user de toutes les voies de recours statutaires et juridiques nécessaires pour rétablir la légalité et protéger l’intégrité de la CAFO à Kati. 

PAR SABA BALLO