Le Conseil communal de la jeunesse (CCJ) de Minidian dément toute implication dans une opération de perception de taxes ou de pénalités auprès des dragueurs opérant dans la commune. Dans un communiqué signé et publié le 12 octobre 2026 par son président, Seydou B KEÏTA, l’organisation de jeunesse met en garde contre toute personne qui agirait en son nom et appelle les jeunes à accompagner les autorités dans la lutte contre le dragage anarchique.
Le Conseil communal de la jeunesse de Minidian, dans le cercle de Kangaba, a réagi, ce lundi, aux informations faisant état d’une supposée perception de taxes auprès des dragueurs au nom de la jeunesse.
Selon le communiqué, un groupement de jeunes procéderait à la perception de taxes et à l’application de pénalités contre des dragueurs. Ces sanctions seraient notamment justifiées par la dégradation des berges du fleuve Niger à Kangaba.
Face à ces informations, le CCJ de Minidian s’est désolidarisé de telles pratiques. Il dément formellement toute implication, caution, mandat ou autorisation accordée à un groupement, une association ou un individu pour collecter des taxes, des amendes ou des pénalités en son nom.
Pour l’organisation, aucune structure ni aucune personne ne peut se substituer aux autorités compétentes dans ce domaine. Elle considère donc que toute initiative de perception de taxes entreprise au nom de la jeunesse, sans autorisation, est illégale et ne saurait engager la responsabilité du CCJ de la commune.
Toutefois, le Conseil communal de la jeunesse réaffirme son opposition au dragage anarchique. Il rappelle que la lutte contre cette pratique, ainsi que la protection des berges du fleuve Niger, relèvent de la responsabilité des autorités de l’État et des services compétents.
À ce titre, la jeunesse de Minidian dit se conformer à la décision de l’État relative à la lutte contre le dragage dans les fleuves. C’est pourquoi elle invite les jeunes de la commune à s’abstenir de toute perception de taxes ou de pénalités non autorisées et à éviter toute forme de justice populaire ou de taxation illégale.
Elle leur demande également de collaborer avec les autorités compétentes en signalant les cas de dragage anarchique.
Le Conseil prévient, par ailleurs, que toute personne qui mènerait de telles opérations sous le couvert de la jeunesse le ferait à ses propres risques et devrait en assumer seule les conséquences devant la loi.
Par Amina SISSOKO